Sécheresse : les zones humides au secours des éleveurs

La période de sécheresse précoce que nous vivons actuellement met en lumière la valeur agricole des zones humides.

En effet, grâce à leur capacité de stockage de l'eau, marais, tourbières et prairies humides continuent d'offrir une ressource fourragère malgré un contexte général de déficit hydrique. Les conservatoires d'espaces naturels gèrent en Rhône-Alpes près de 200 sites naturels. Il s'agit en majorité de zones humides mais aussi de pelouses sèches abritant des plantes plus résistantes à la sécheresse ou qui ont la spécificité de prolonger leur valeur alimentaire plus tard en saison.

 

De nombreux sites sont gérés en partenariat avec les agriculteurs qui participent à l'entretien de ces espaces par la fauche ou le pâturage par exemple. Aussi, par solidarité avec le monde agricole, les Conservatoires ont décidé d'agir. En Savoie, le Conservatoire du patrimoine naturel de la Savoie (CPNS) met à disposition des éleveurs ses balles de blache, le foin des marais (plus de 2000 par an) et communique auprès de la Chambre d'agriculture la partie des zones humides gérées qui sont ouvertes aux agriculteurs, avec l'accord des propriétaires.

 

Dans l'Ain, le Conservatoire Rhône-Alpes des espaces naturels (CREN) propose à titre gratuit des "conventions sécheresse" permettant aux éleveurs d'utiliser les ressources fourragères de ses sites. Dans le respect des recommandations écologiques, les agriculteurs pourront, selon les cas, faucher, broyer la végétation ou faire pâturer leurs bêtes. En contrepartie, les éleveurs s'engagent à reconnaître l'intérêt des végétations naturelles pour l'alimentation des troupeaux.

 


 

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